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La vidéo-protection et les services publics en débat au Conseil Municipal

Faut-il ou non implanter des caméras de vidéo-protection sur l’espace public à Seclin ? Le débat s’est largement déployé au Conseil Municipal de ce jeudi 10 octobre. Lors de cette séance, il a aussi été question de défense des services publics de proximité, de permis de construire, de dénomination de nouvelles résidences, d’attribution de subventions, et d’actualisation de certains tarifs pour les familles.

Projet d’implantation d’une vidéo-protection urbaine

Le maire, Bernard Debreu, a demandé aux services de l’Etat (services préfectoraux de sécurité et police nationale) une analyse des besoins éventuels en vidéo-protection pour la ville de Seclin, en lien avec la police municipale et les services techniques de la Ville. Il ressort une proposition pour l’implantation de 8 caméras : la première existe déjà, au croisement des rues Bouvry et Jaurès. C’est la Métropole qui l’avait implantée pour réguler le trafic routier via les feux rouges. Les 7 autres sont proposées à l’entrée du quartier des Aviateurs, rue des Euwis ; à l’entrée de la Cité Jardins, rue Pasteur ; au croisement de la rue Bouvry et de la route de Gondecourt ; au croisement de la rue Bouvry et de l’avenue Jude-Blanckaert ; au croisement de la rue Bouvry et de la rue Philippe-de-Girard ; au croisement du boulevard Hentgès et de la place du Général-de-Gaulle ; et au croisement du boulevard Hentgès et de l’avenue de la République. Le budget estimé est de 50.000 euros, compte tenu de la participation de la MEL à hauteur de 50%.

Dominique Droma a lancé le débat en disant : « nous allons peut-être vous étonner, mais le groupe Les Ecologistes est tout à fait en accord avec le principe de la vidéo-protection ». Mais il estime que « le dossier présenté est incomplet. Il nous faut définir ensemble un diagnostic, des objectifs et des moyens en adéquation avec les besoins, ce qui n’est pas le cas. (…) Il ne faut pas se précipiter. Nous demandons la création d’une commission composée de tous les groupes politiques du Conseil ».

Pour François-Xavier Cadart (Forces Démocrates pour Seclin), « il s’agit d’une grande opération de communication, à 6 mois des élections municipales (…) alors que nous réclamons depuis 12 ans la mise en œuvre de la vidéo-protection à Seclin. » Il pense également que « le dossier n’est pas abouti » et demande que la Ville rétribue « un bureau d’études pour affiner la proposition », et souhaite « la mise en place d’un comité de pilotage au sein du Conseil. »

Didier Serrurier (Pour Seclin), explique : « nous n’avons pas de position de principe sur ce sujet. Il semble que la population souhaite l’implantation de caméras. » Mais il faut « concerter, rencontrer les habitants… »

Eric Corbeaux (Communistes et Républicains) pose en préambule : « nous ne souhaitons pas des caméras partout. L’exemple de Nice est frappant. C’est la ville de France qui a le plus de caméras, et c’est pourtant là que s’est produit l’un des attentats les plus meurtriers le 14 juillet 2016. » Pour lui, le problème de fond est « le recul du service public de la sécurité. On a de moins en moins de policiers. Or, nous pensons qu’il faut privilégier l’humain et pas les robots. » Ceci dit, le premier adjoint remarque que « la question de la sécurité et des caméras est une vraie préoccupation des habitants », et se dit favorable au Plan de Protection Vidéo de la MEL, afin d’atténuer la dépense pour la Ville, car les caméras ont un coût conséquent (N.D.L.R : 10.000 euros pour une caméra). En résumé, « il faut maîtriser la vidéo-protection, afin qu’elle soit un complément au travail de la police nationale. »

Bernard Debreu a conclu en rappelant « qu’une première étude de la police nationale avait indiqué que Seclin n’avait pas besoin de caméras. Ceci dit, comme le débat se poursuivait au sein du Conseil, j’ai demandé une nouvelle étude. (…) Cette étude est complète, et c’est la préfecture qui nous a demandé d’envoyer aux élus une version édulcorée par ses soins, car le dossier contenait des données confidentielles. »

Une exigence de la Préfecture confirmée par Antoine Pacini, conseiller délégué à la Sécurité, qui a suivi toutes les réunions de travail avec la police, la préfecture, et les services municipaux. « Toute cette étude a été supervisée par les plus hautes instances de sécurité. Je pense que son sérieux ne peut pas être mis en doute… », a considéré le conseiller délégué à l’adresse de Dominique Droma et de son groupe.

Au moment de voter, les élus des groupes « Les Ecologistes » et « Seclin 2020 » (ex-« Les Républicains » - N.D.L.R : quelques heures après le Conseil Municipal, ce groupe nous a informés qu’il change de nom à partir du 11 octobre 2019, et se dénommera donc « Transitions Citoyennes »), ont demandé une suspension de séance, afin de se concerter. Finalement, cette présentation de la vidéo-protection a été adoptée à l’unanimité.   

Dénomination de nouvelles résidences

Les logements qui seront aménagés à l’intérieur de l’Hôpital Marguerite de Flandre en cours de restauration, ainsi que les logements neufs en cours de construction sur les côtés du site avenue des Marronniers, prendront le nom de « Résidence Marguerite de Flandre ». Sur le nom, tout le monde est d’accord. Ceci dit, François-Xavier Cadart est revenu sur le chantier en lui-même, en demandant « la convention passée par la Ville avec le promoteur concernant l’ouverture au public d’une partie de Marguerite de Flandre à l’issue du chantier », ainsi qu’une « visite du chantier avec les présidents de groupe du Conseil, le diocèse et la DRAC, afin de vérifier la protection de ce site historique ». Bernard Debreu a expliqué que « l’ouverture au public des jardins, de la cour carrée, de la salle des malades, de la chapelle, du réfectoire et de l’ouvroir des Sœurs Augustines est inscrite dans l’acte de vente. » Concernant une visite avec la DRAC et le diocèse, « j’y suis tout à fait favorable, d’autant que c’est moi qui ai alerté le promoteur et la DRAC quand nous avons découvert fin août que les grilles du site avaient été laissées ouvertes tout un week-end ! »

Quant aux logements en accession à la propriété du futur éco-quartier qui sera construit sur la friche Danone, entre La Mouchonnière et le centre-ville, ils prendront le nom de « Résidence Martha-Desrumaux ». Martha Desrumaux, nordiste, est l’une des figures du syndicalisme ouvrier, du féminisme, et de la Résistance au nazisme. Déportée à Ravensbrück, avec Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon, elle réussit à survivre, et deviendra adjointe au maire de Lille et députée en 1945.

Défense des services publics de proximité

Dans ses communications, le maire a évoqué les menaces de plus en plus sombres qui pèsent sur les services publics de proximité – hôpital, trésorerie, CARSAT -, y compris à Seclin. Il soutient ainsi les personnels des Urgences et d’autres services en grève pour réclamer plus de moyens humains et matériels, « car les hospitaliers sont tout au bord de la rupture ! », comme l’a montré récemment la fermeture de la maternité de Tourcoing et les manifestations devant les Urgences de Seclin.

Concernant la trésorerie de la rue des Comtesses, le Ministère des Finances propose tout simplement de « fermer l’agence des Impôts de Seclin pour la remplacer par un point de proximité. Une permanence réduite en mairie, et un point de paiement au café-tabac ! Sans oublier le rattachement des comptes de la commune à Denain. Comment allons-nous faire pour la tenue de nos régies ? », s’inquiète franchement le maire, qui va recontacter le Ministre des Comptes Publics.

Enfin, la CARSAT est de nouveau en sursis. Après un premier combat gagné pour éviter la fermeture de l’agence de Seclin, « le directeur régional de la CARSAT est venu me voir il y a quelques jours pour me dire qu’il voulait fermer la CARSAT de Seclin pour la remplacer par une permanence restreinte… en mairie ! Comme la CPAM, comme la trésorerie, tous les services publics reculent, alors que c’est un besoin essentiel pour tous les citoyens ! », s’est exclamé le maire.

Permis de construire retiré à Lorival

François-Xavier Cadart a posé la question des recours gracieux introduits contre le permis de construire de 82 logements sur la friche EDF, rue du 8-Mai-1945. Bernard Debreu a confirmé : « j’ai décidé de retirer le permis de construire, car, avec la préfecture, nous voulions des garanties supplémentaires en matière environnementale. Or, les délais légaux étaient dépassés, donc j’ai tout naturellement retiré ce permis », ajoutant : « ceux qui ont introduit les recours gracieux – dont plusieurs personnes habitant loin de Seclin – n’ont jamais pris la peine de venir me voir. Certains n’ont même pas vu le permis de construire disponible au service Urbanisme de l’Hôtel de Ville. »

Subventions

Quatre subventions ont été attribuées :

  • 500 euros pour une étudiante seclinoise, qui porte un projet de raid en 4L au Maroc, afin de donner du matériel scolaire et sportif aux enfants défavorisés.
  • 1.500 euros pour l’AADVAH qui fête ses 15 ans cette année, et qui organise de nombreuses animations grand public : un concert avec les sosies de Johnny et Cloclo en avril dernier, le rassemblement de voitures anciennes pour les 100 ans de Citroën en septembre, et un repas animé par un groupe de rock en octobre.
  • 75 euros comme première subvention demandée par l’Association Multimédia et Informatique en Nord.
  • 100 euros pour aider le Souvenir Français à rénover la stèle route de Gondecourt, en hommage aux Libérateurs anglais de Seclin, en 1917, à la fin de la Première Guerre Mondiale.

 

Actualisation des tarifs

  • Classes de neige : 123 élèves de CM2 partiront au chalet de Ristolas, dans les Hautes-Alpes, du 20 au 31 janvier 2020. Le tarif pour les familles sera de 195 euros pour toutes les activités et équipements, plus l’hébergement et la restauration. Ce qui représente environ 12% du coût réel pour la commune.
  • Camps jeunesse et séjour ski : une journée complète avec restauration sera facturée entre 8,50 euros et 27 euros selon le quotient familial des parents.
  • Accueils périscolaires : les horaires restent parmi les plus étendus du secteur, de 7h à 8h30 avant la classe, et de 16h30 à 19h après la classe. Pour faciliter la vie des familles qui doivent aller chercher deux enfants dans deux établissements différents, le tarif unique de 16h30 à 17h sera de 75 centimes d’euro. Ainsi, ces parents paieront moins que le tarif normal, dans la mesure où ils n’ont besoin de l’accueil périscolaire qu’une demi-heure.
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