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Projet RER : plus de 300 personnes au débat


Tout le monde est d’accord sur le constat : avec 320.000 personnes qui transitent chaque jour entre le bassin minier et Lille, dont 68% en voiture sur l’A1, la thrombose routière nous guette d’ici à 2020.

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300 personnes ont participé au débat sur le RER : un débat de très haute tenue pour un projet de la première importance : créer une nouvelle ligne ferroviaire pour éviter la thrombose de l’A1

Il faut donc trouver des solutions de transports collectifs alternatifs à la voiture, pour répondre au besoin de mobilité des habitants et pour préserver la qualité de l’air de notre région.

L’un des grands projets, porté par le Conseil Régional, est la création d’une nouvelle ligne ferroviaire, de type RER, comme à Paris, qui pourrait transporter au minimum 56.300 personnes chaque jour avec un train toutes les 5 minutes aux heures de pointe et une vitesse appréciable de 22 minutes de trajet entre Hénin et Lille.

Dénommée « Réseau Express Grand Lille » (REGL), cette ligne de 56 km, évaluée à 2,11 milliards d’euros, est actuellement l’objet d’une vaste concertation menée par la Commission Nationale du Débat Public.

Une étape importante s’est déroulée à la salle des fêtes de Seclin le 18 juin, avec 300 personnes de tout le secteur Sud de Lille venues débattre, notamment de l’hypothèse d’une deuxième gare à Seclin pour le RER, en plus de la gare TER actuelle en centre-ville. La Commission rendra ensuite son avis en septembre, et le Conseil Régional devra décider en décembre 2015 si le REGL verra le jour ou non dans une dizaine d’années.

"Ambitieux et nécessaire"

C’est le maire, Bernard Debreu, qui a accueilli l’assemblée composée d’usagers du train, d’agriculteurs, d’élus locaux, des représentants de la Commission Nationale du Débat Public présidée par Jacques Archimbaud, et du Conseil Régional porteur du projet, dont Alain Wacheux, vice-président aux Transports, et Jacques Goolen, directeur de la mobilité ferroviaire.

Comme toutes les composantes de la salle, il a exprimé son avis sur ce projet « ambitieux et nécessaire ». Pour lui, « toutes les offres de transports collectifs alternatifs à la voiture doivent se combiner et s’ajouter : l’amélioration du train TER avec les nouvelles rames qui arrivent dans quelques mois et qui pourront accueillir beaucoup plus de passagers, l’échange multimodal entre la marche, le vélo, le bus et le train, comme ce qui se fait actuellement avec la Métropole au niveau de la gare pôle d’échange de Seclin, le RER avec sa nouvelle gare dans le secteur de Wattiessart à Seclin, qui pourrait à terme s’articuler avec les TGV Nord Europe, mais aussi le tramway Seclin-Lille que la Métropole Européenne de Lille n’a pas abandonné. »

Pourquoi deux gares à Seclin ?

Cette excellente question a évidemment été posée par les nombreux Seclinois présents au débat. Jacques Goolen, directeur de la mobilité ferroviaire à la Région mais également ancien directeur régional de la SNCF, a une vision très claire et précise : « Le RER ne peut être qu’une offre complémentaire au TER existant si on veut augmenter l’offre de trains. Il n’est pas question de fermer la gare du centre-ville » qui permet notamment aux Seclinois et habitants des communes limitrophes de se rendre en 10 mn du centre-ville de Seclin à la gare Lille-Flandres.

Ceux qui prendront le RER à Wattiessart si cette deuxième gare est construite, sont des voyageurs qui voudront aller plus loin et plus vite sans devoir passer par Lille, puisque le RER permettra de gagner 20 minutes de trajet entre Cambrai/Arras-Hénin-Seclin-Lesquin-Lille-Roubaix/Tourcoing-Armentières/Courtrai.

Par ailleurs, l’expert ferroviaire a confirmé que cette nouvelle gare RER « serait cohérente également sur le long terme si les TGV vers Amsterdam ou Cologne s’arrêtaient un jour à Seclin ». Enfin, à la question de la liaison entre la gare du centre-ville et la gare de Wattiessart, Jacques Goolen estime qu’il est évident qu’un bus, par exemple, devrait relier les deux gares de Seclin.

Terres agricoles et desserte des villages

Les représentants des agriculteurs ont bien sûr livré au débat leurs craintes en matière de « grignotage des terres agricoles », et ceux des villages autour de Seclin ont voulu marquer leurs conditions à la réalisation du REGL : le maintien des arrêts des trains dans leurs gares, et la préservation de l’environnement et du cadre de vie des habitants.

Impossible d’être exhaustif sur toutes les questions abordées le 18 juin, mais il vous reste encore trois semaines pour apporter votre voix au débat. Toutes les informations sont disponibles sur le site internet : http://regl.debatpublic.fr . Il existe également un bureau d’accueil au 11, rue des Ponts de Comines à Lille, joignable par téléphone au 03.20.39.56.40.