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Conseil Municipal :

Pas d’augmentation d’impôts en perspective


Le Conseil Municipal consacré au débat sur les orientations budgétaires de la Ville pour l’année 2017, a eu lieu jeudi 9 mars. En dépit de la baisse continue des dotations de l’Etat aux collectivités (- 185.000 euros cette année pour Seclin et - 1 million en trois ans), la majorité propose de ne pas augmenter les impôts locaux, comme c’est le cas depuis de nombreuses années. La Ville est également engagée dans plusieurs investissements d’avenir : la construction de la nouvelle crèche, la restauration de la Collégiale Saint-Piat, le réaménagement de l’ancienne Trésorerie rue Jean-Jaurès, etc… Autres points importants à l’ordre du jour : la réalisation de la cession de la Résidence Croizat (béguinage avenue des Marronniers) au bailleur LMH, et des marchés publics pour l’entretien des bâtiments municipaux.

Rapport et débat d’orientations budgétaires

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les longs débats sur les orientations budgétaires 2017 n’ont quasiment pas évoqué la proposition de la majorité municipale de maintenir les taux d’imposition sans augmentation… mais ont surtout porté sur la masse salariale et sur des projets comme le centre culturel.

Baisse des dotations = budget très tendu

Dans un premier temps, l’adjoint aux Finances, Jean-Rémy Vandevoorde, a rappelé les réalités auxquelles doit faire face la Ville pour boucler son budget : « la baisse des dotations de l’Etat, avec – 185.000 euros cette année, un total de – 1 million d’euros en 3 ans, et l’incertitude sur la Dotation de Solidarité Urbaine, qui représente quand même 271.858 euros annuels pour Seclin. » Dans ce contexte très tendu pour toutes les communes, on constate chez nous « des recettes de fonctionnement en baisse de 30.000 euros et des dépenses en augmentation de 190.000 euros en 2016 ». Comme la tendance est la même depuis le début de la baisse des dotations de l’Etat, logiquement, « la capacité d’autofinancement a diminué de moitié entre 2012 et 2016 (1,15 million d’euros) » Ceci dit, Seclin reste très peu endettée avec « 396 euros de dette par habitant en 2016, soit trois fois moins que dans les communes de même taille. »

La masse salariale en question

Didier Serrurier, pour le groupe Pour Seclin, a souhaité « des perspectives sur plusieurs années » et connaître « le nombre exact d’équivalents temps plein, les primes, le nombre de titulaires et non titulaires. » François-Xavier Cadart, pour le groupe Forces Démocrates pour Seclin, et Stéphanie Dumetz, pour le groupe Les Républicains, ont pointé leur « inquiétude sur la masse salariale, alors que le nombre d’employés municipaux en équivalents temps plein est resté stable depuis 2013 ». Outre l’embauche d’animateurs pour les Nouvelles Activités Périéducatives, une obligation induite par la décision du gouvernement d’imposer cette mesure aux communes, Jean-Rémy Vandevoorde a rappelé que « la masse salariale résulte aussi du choix politique de fournir un service public de qualité aux Seclinois. Par exemple, nous avons une cuisine centrale avec les repas confectionnés pour les enfants par des cuisiniers à Seclin, et avec des tarifs beaucoup plus bas qu’ailleurs. » Quant au maire, Bernard Debreu, il a aussi pointé « l’augmentation des salaires des agents de 1,2 %, là aussi décidée par l’Etat, mais payée par les communes ». Et de préciser : « je ne pense absolument pas que les employés de la Ville soient trop payés ou qu’ils soient trop nombreux. Mais la clé du problème se situe au niveau des dotations de l’Etat. L’Association des Maires de France, toutes tendances politiques confondues, exige des candidats à la présidentielle d’arrêter la cure d’austérité imposée aux communes. »

Les grands projets 2017

Malgré ce contexte, la Ville doit continuer à entretenir son patrimoine, et à créer des équipements pour satisfaire les besoins des Seclinois en matière de services publics. Citons principalement : la nouvelle crèche en cours de construction, le réaménagement complet de l’ancienne Trésorerie qui accueillera bientôt la Police Municipale, et les services Cutlure et Vie Associative, les travaux de restauration de la Collégiale, l’accessibilité pour les personnes handicapées dans les lieux municipaux, la réfection de toitures dont la salle de sports Delaune dans le Parc Rosenberg, la réhabilitation de l’ancien théâtre du parc de la Ramie, l’extension de l’Espace Communal Mouchonnière, la rénovation du Centre Municipal d’Expression Musicale, ou encore la pose d’une moquette solaire sur la toiture de la piscine.

C’est d’ailleurs sur les « projets liés à la transition énergétique » qu’Alain Fruchart, adjoint au Développement Durable, est intervenu au nom du groupe Ecologiste. « Il faut inventer de nouvelles solutions pour réduire notre consommation et nos dépenses d’énergie », a-t-il insisté en proposant également plus de produits bio au restaurant scolaire, la création d’une légumerie, ainsi que des projets sur l’économie circulaire.

François-Xavier Cadart (FDS), Eric Drelon (LR), et Didier Serrurier (PS), ont relancé le débat sur la création d’un centre culturel près du canal de Seclin, sur le terrain actuellement occupé par la coopérative agricole UNEAL. Pourquoi le centre culturel n’est-il pas encore sorti de terre ? Bernard Debreu a alors rappelé les obstacles rencontrés : « Le projet de centre culturel est bien inscrit sur les documents de la Métropole qui concernent le prolongement de la Voie Verte. Simplement, l’UNEAL ne veut pas vendre son terrain, et nous sommes bloqués. C’est pour cette raison que nous rénovons l’actuel CMEM pour améliorer les conditions d’apprentissage de la musique. »

Le débat d’orientations budgétaires a été adopté à la majorité : 26 voix pour, 5 abstentions, 2 contre.

Entretien du patrimoine

En attendant que le centre culturel puisse se faire, plusieurs délibérations ont été adoptées pour entretenir les bâtiments municipaux actuels. Outre le marché des toitures, déjà voté précédemment, les marchés de menuiseries, ainsi que d’entretien et maintenance dans les restaurants scolaires ont été adoptés à l’unanimité.

Cession de la Résidence Croizat

La Résidence Croizat, qui compte 22 petites maisons réservées aux personnes retraitées avenue des Marronniers, va être logiquement cédée à un bailleur, car une Ville n’a pas vocation à gérer des logements. LMH va acheter la Résidence pour 330.000 euros, après estimation des Domaines.