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Orientations budgétaires : on investit sans augmenter les impôts


Avec le vote du budget (le 12 avril), le conseil municipal consacré au débat d’orientations budgétaires est le plus important de l’année dans une commune. Vendredi 16 mars, les élus ont donc évoqué la situation financière de la Ville, ses projets importants d’investissement dans le patrimoine communal… tout cela sans augmentation des taux d’impôts locaux malgré les baisses des dotations de l’Etat, mais grâce à une gestion rigoureuse et saine. Le conseil a aussi été l’occasion de se prononcer sur le nouveau Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, d’évoquer la réhabilitation de l’ancien théâtre du Parc de la Ramie, la réalisation de nouveaux aménagements à la piscine pour réduire les consommations d’énergie, la rénovation de la salle des sports Jesse-Owens, et la dénomination de deux nouvelles rues qui desserviront le lotissement sur l’ancienne friche Lincrusta.

Rapport et débat d’orientations budgétaires

Jean-Rémy Vandevoorde, adjoint aux Finances, a dressé le portrait financier de Seclin, « dans un contexte de réduction continue des dotations depuis 2014 », soit 3,5 millions d’euros de recettes en moins sur un budget total de 20 millions ! Malgré tout, grâce à une gestion très rigoureuse, « les recettes et les dépenses de fonctionnement sont stables avec + 0,5% de recettes et – 0,5% de dépenses. » Quant à l’investissement, « le niveau des dépenses est supérieur à 2016. » Points très positifs : « la capacité d’autofinancement – les excédents de fonctionnement qui permettent d’investir - est meilleure qu’en 2016 » et « le taux d’endettement baisse à 23,3% soit 368 euros par habitant, ce qui est peu par rapport aux autres communes de même taille. » Conclusion de l’adjoint aux finances : « comme c’est le cas depuis des années, les Seclinois ne verront pas les taux d’impôts locaux augmenter en 2018. »

La masse salariale en débat

Pour Alain Fruchart (Ecologistes – majorité), « le budget, géré rigoureusement, est à l’équilibre et permet de travailler sur la transition écologique et les énergies renouvelables pour rénover nos bâtiments municipaux et dépenser moins d’énergie. » Ceci dit, « un débat sur la maîtrise de la masse salariale est indispensable » selon lui.

Pour Eric Drelon (Les Républicains – opposition), « les dépenses sociales comme sur le handicap ou le développement durable sont indispensables pour les Seclinois, mais j’ai des réserves sur la politique culturelle qui coûte trop cher. » Autre thème évoqué : la sécurité avec la volonté d’instaurer « la vidéoprotection ».

Ce qui fait bien sûr réagir Didier Serrurier (Pour Seclin – majorité), l’adjoint à la Culture : « le budget de la culture est seulement de 50.000 euros par an pour une offre culturelle de grande qualité. » Concernant les orientations budgétaires, il juge que « la situation financière s’améliore, ainsi que l’entretien du patrimoine. »

Quant à Forces Démocrates pour Seclin (opposition), « les orientations ne sont pas claires, et la masse salariale est trop élevée » pour Christian Baclet. Tandis que François-Xavier Cadart renchérit en évoquant « le manque d’aide de la municipalité envers le commerce de centre-ville et la création d’emplois en centre-ville. » Concernant la friche Danone, FDS voudrait voir la création d’activités économiques autour des nouvelles technologies pour les habitants de La Mouchonnière. Concernant l’éducation, il faudrait créer du soutien scolaire dans le cadre des accueils périscolaires. Concernant la sécurité, « il faut absolument de la vidéoprotection pour dissuader et élucider les faits de délinquance », ainsi que renforcer la police municipale pour qu’elle travaille la nuit.

Sur la masse salariale, Jean-Rémy Vandevoorde rappelle que « le nombre d’agents de la Ville correspond à des services de qualité rendus à la population. Supprimer des emplois et externaliser des missions ne coûterait pas moins cher à la Ville… et beaucoup plus cher aux Seclinois qui devraient payer les sociétés privées. »

Sur la sécurité, le maire, Bernard Debreu, explique que « même avec des caméras performantes, il est très difficile d’identifier les auteurs d’actes de délinquance, car ils cachent leur visage », constate-t-il à partir d’un cas concret de dégradation commis à l’Hôtel de Ville. Faire travailler la police municipale la nuit ? « Il faudrait 15 à 20 agents, c’est-à-dire embaucher 10 personnes, alors que l’opposition réclame la baisse de la masse salariale ! » De plus, l’actuelle police municipale mène déjà un travail considérable avec plusieurs flagrants délits depuis début 2018.

Antoine Pacini, conseiller délégué à la Sécurité, donne les chiffres précis envoyés par la Direction de la Sécurité Publique, à savoir « une baisse du nombre de délits à Seclin en 2017 : - 9% pour les atteintes aux personnes, - 4% pour les atteintes aux biens, - 24% pour les vols. »

Nouveau Plan Local d’Urbanisme Intercommunal

Les 90 communes de la MEL doivent exprimer un avis sur ce très grand projet qui regroupe l’aménagement du territoire, le logement, le transport, l’économie, les espaces agricoles, le développement durable… Pour Seclin, les propositions sont les suivantes : « la sanctuarisation de 30 ha en zone agricole dans le secteur de l’Arbre de Guise à Burgault, la réservation des terrains autour de l’hôpital pour les seules activités hospitalières, la préservation des parcs en zone urbaine, et l’autorisation de construction uniquement dans la zone déjà urbanisée. »

François-Xavier Cadart (FDS – opposition), s’interroge sur les 30 ha de l’Arbre de Guise réservés à l’agriculture, dans la mesure où « votre souhait (le souhait du maire) est d’arriver à 15.000 habitants à Seclin. De même, l’emprise n’est pas prévue pour le futur RER ni pour la troisième gare TGV. »

Bernard Debreu indique que « le chiffre de 15.000 habitants n’est pas un objectif à court terme, car il faut désormais compter seulement 1 habitant supplémentaire par logement construit. De plus, nous avons encore des friches en ville à requalifier sans vouloir prendre sur les terres agricoles. » Quant au RER et à la gare TGV, il craint malheureusement que ces grandes infrastructures ne soient plus d’actualité « à mon grand regret », souligne-t-il.

Alain Fruchart (Ecologistes – majorité) affirme quant à lui sa « grande vigilance concernant la ZAC de l’A1 Est. Il faut y ajouter un volet énergétique avec la pose de panneaux photovoltaïques, et consulter tous les acteurs. »

Le maire a rassuré son adjoint à la Transition Ecologique en indiquant que « la ZAC de l’A1 Est doit être exemplaire en matière d’éco-construction. »

Réhabilitation de l’ancien théâtre du Parc de la Ramie

Cet ancien bâtiment d’usine, un temps transformé en théâtre, est aujourd’hui occupé par l’épicerie solidaire « Le Bol d’Air », dans le Parc de la Ramie. Le projet est de réhabiliter entièrement ce très grand bâtiment municipal, pour abriter à terme l’épicerie solidaire, mais aussi le Secours Populaire, et les sociétés colombophiles. Des panneaux photovoltaïques seront aussi posés sur la toiture, afin d’optimiser la consommation énergétique. Les travaux devraient démarrer en mai 2018 et durer un an, pour un investissement d’un million d’euros.

Travaux énergétiques à la piscine

La piscine de Seclin représente à elle seule 15% des dépenses énergétiques de la Ville ! C’est pourquoi, pour faire baisser la facture et la consommation d’énergie, la toiture du petit bassin et des vestiaires sera refaite, une moquette solaire posée sur le toit, des luminaires LED installés, ainsi qu’une station UV sur le circuit de traitement d’eau pour limiter les chloramines. La Ville sollicite la MEL pour obtenir une aide financière.

Rénovation de la salle de sports Owens

Afin de pouvoir accueillir le club de basket, qui ne cesse de progresser, la salle de sports Jesse-Owens sera rénovée en 2018 : le sol sera remplacé, des paniers de basket aux normes seront posés, ainsi qu’une tribune de 150 places, et un tableau électronique de scores. La MEL a également été sollicitée pour un fonds de concours.

Avenue de la Cartonnerie et rue de la Papeterie

Les travaux de construction de logements sont en cours sur l’ancienne friche Lincrusta, dans le quartier de Burgault. Un site qui abritait autrefois une usine de fabrication de carton. Afin de préserver l’histoire et la mémoire du lieu, l’idée est de dénommer les deux futures nouvelles voies de ce lotissement : avenue de la Cartonnerie et rue de la Papeterie. A Eric Drelon qui aurait préféré des noms de femmes illustres, comme Simone Veil ou Marie-Claude Vaillant-Couturier, le maire a proposé de retenir ces deux bonnes idées pour le futur lotissement qui sera construit sur la friche Danone.