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Never Forget, n’oublie jamais


« Never Forget » - n’oublie jamais, en anglais -, une épitaphe que l’on retrouve sur l’ensemble des monuments militaires britanniques. Deux mots importants pour la commune de Seclin qui organise, depuis plus de 15 ans, en partenariat avec l’Education nationale, des rendez-vous dédiés au travail de mémoire. Cette année encore, trois classes de l’école primaire Jules-Verne se sont rendues sur de hauts lieux de la mémoire régionale meurtrie par la guerre.

Tout a débuté à Arras pour les 84 élèves de CM2 des classes de mesdames Beaufauchet, Tocque et Vanhonnacker. Sous les pavés de la capitale historique, administrative et universitaire du département du Pas-de-Calais, une des villes martyres de France, plus de 20 km de galeries creusées par des volontaires venus de Nouvelle-Zélande. Nuit et jour, durant 5 mois, 500 hommes ont effleuré la ligne de front et créé les carrières de Wellington.

Presque totalement vidée de sa population des la mobilisation d’août 2014, Arras vit sous un flux permanent de bombes, d’explosions et de destruction. Dès 1916, les britanniques ont en charge le front. A 3 km à l’est de la ville, la guerre fait rage.

Carrières de Wellington, Vimy, Notre-Dame-de-Lorette

Des milliers d’hommes venus d’Angleterre et des colonies de la couronne britannique débarquent à Arras. Ils se cantonnent tant bien que mal. Il est décidé d’en cacher plus de 20.000, à 20 mètres sous terre, dans des galeries entièrement aménagées par les "kiwis" de Nouvelle-Zélande. Les presse-citrons, comme ils étaient baptisés en raison de leur chapeau, n’étaient pas des militaires, juste des mineurs volontaires néo-zélandais. Ils vont réussir un exploit : construire une ville sous la ville. L’électricité, un hôpital pour 700 personnes, des douches, des latrines... à l’abri des bombes.

Un voyage de classe, sur deux jours

Le vendredi 3 juin, la classe de Mme Tocque s’est rendue à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, puis à l’Anneau de Mémoire. Deux terribles rappels des tueries orchestrées entre 1914 et 1918. 45000 combattants reposent sur la colline de Lorette ; 579.606 noms de soldats, de 40 nationalités différentes, tués sur les 90 kilomètres de front du Nord-Pas-de-Calais sont inscrits sur les murs de l’Anneau de la Mémoire.

Vendredi 10 juin, les élèves de Mesdames Beaufauchet et Vanhonnacker ont visité, en plus des carrières de Wellington, les tranchées de Vimy et le Mémorial Canadien. 66.000 jeunes soldats, qui avaient traversé l’Atlantique pour combattre les Allemands, y laisseront la vie. Ils sont inscrits sur les murs blancs du Mémorial.

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