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Les conseillers municipaux délégués désignés


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Lors du conseil municipal, les conseillers délégués ont été désignés, et les orientations budgétaires débattues

Après l’élection du maire, et des 9 adjoints, dimanche 30 mars, les 9 conseillers municipaux délégués ont été désignés lundi 7 avril, lors du Conseil Municipal. L’autre point important de l’ordre du jour concernait le débat d’orientation budgétaire : le premier de la mandature. Le maire et sa majorité ont proposé, malgré une conjoncture difficile pour les collectivités, de ne pas augmenter les taux d’impôts locaux en 2014.

Les conseillers délégués

Les conseillers délégués ont pour mission d’aider les adjoints dans leurs multiples tâches.
-  Robert VAILLANT est conseiller délégué à la Santé, aux Personnes porteuses d’un Handcap, et Conseiller du Maire
-  Nathalie FRUCHART est conseillère déléguée à l’Urbanisme et au Logement
-  Perrine DAL est conseillère déléguée à la Formation professionnelle et à l’Insertion de la Jeunesse
-  Valérie TREDEZ est conseillère déléguée aux Transports publics
-  Jean-Denis CLABAUT est conseiller délégué au Patrimoine culturel
-  Rémy ROSENBERG est conseiller délégué à la Sécurité publique
-  Eric MANGEZ est conseiller délégué auprès des Seniors
-  Marie-Noëlle BERNARD est conseillère déléguée à l’Agenda 21 et à la Démocratie participative
-  Amandine ROSENBERG—LIETARD est conseillère déléguée aux Ateliers artistiques.

Commission d’appel d’offres

Si les commissions municipales, dans lesquelles les grands projets de la commune sont concertés entre élus de tous les groupes municipaux, seront composées lors du prochain Conseil Municipal, la commission d’appel d’offres a été constituée en urgence, car il faut procéder rapidement à l’achat des denrées alimentaires pour la restauration scolaire. Cette commission comporte 4 élus de la majorité et 1 élu de l’opposition.

Débat d’Orientation Budgétaire

Jean-Rémy Vandevoorde, adjoint aux Finances a présenté le contexte budgétaire de la Ville et les orientations financières pour cette année 2014, sachant que le Budget Primitif sera quant à lui présenté au vote des élus le 17 avril prochain.

On retiendra en priorité que la majorité proposera avant tout de ne pas augmenter les taux des impôts locaux.

Pour le reste, dans un contexte national fortement marqué par la crise, Jean-Rémy Vandevoorde a annoncé « une diminution très sensible de la Dotation Globale de Fonctionnement de l’Etat en direction des collectivités. Seclin va ainsi recevoir 1,29 million d’euros contre 1,44 million en 2013, soit une baisse de 144.812 euros qui représente 10% de cette dotation. » Par ailleurs, il faudra compter cette année avec le coût important de la réforme des rythmes scolaires, décidée par l’Etat, mais financée par les communes : « nous évaluons le coût des nouveaux rythmes scolaires à 200.000 euros. Si on ajoute cette somme à la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement, c’est 344.812 euros que nous allons devoir trouver pour équilibrer le budget », souligne l’expert en finances publiques.

A noter quand même que la gestion rigoureuse de la commune permet de dégager un excédent de fonctionnement de 1,6 million cette année, et que l’endettement de la commune est très restreint : 300 euros par habitant contre 789 euros par habitant dans le département.

Les projets à financer

Les dépenses qui seront effectuées en 2014 serviront à financer plusieurs projets municipaux : la nouvelle crèche, en premier lieu, mais aussi le réaménagement de l’ancienne Trésorerie rue Jean-Jaurès, l’extension de l’Espace Communal Mouchonnière, les restaurants scolaires, la seconde tranche de réhabilitation de la Collégiale Saint-Piat, la piste d’athlétisme au stade Durot, le démarrage du projet de centre culturel/médiathèque, l’accessibilité des bâtiments municipaux aux personnes porteuses d’un handicap, la rénovation du Foyer Gérard-Philipe pour les ados, la construction du colombarium au cimetière de Burgault, etc…

Le débat…

Pour l’opposition, Christian Baclet a souligné son « étonnement de voir la cagnotte de l’excédent grimper encore cette année de 400.000 euros ». Il a demandé « le retour de la Taxe Foncière sur le Bâti à 25% au lieu de 28%. »

Jean-Rémy Vandevoorde a alors expliqué qu’ « il n’y a pas de cagnotte : il faut simplement veiller à pouvoir financer nos investissements. Notre règle est de financer chaque grand projet à 50% par de l’autofinancement et à 50% par l’emprunt pour lisser l’effet sur plusieurs générations. »

Antoine Pacini, du groupe d’opposition, a contesté la date du débat d’orientation budgétaire et déploré le fait qu’il n’y ait pas de vrai débat et « aucune orientation claire et précise. »

Jean-Rémy Vandevoorde a donc rappelé que « le débat d’orientation budgétaire doit se tenir dans les deux mois avant le vote du budget. Comme nous voterons le budget le 17 avril, le débat doit se tenir entre le 17 février et le 17 avril. » Le maire a également précisé à ce sujet, que « nous avons souhaité voter le budget non pas avant mais après les élections municipales, puisque ce sont les nouveaux élus qui mettront en œuvre les orientations pour la commune. C’est une question de respect du vote démocratique. »

Eric Corbeaux, pour le groupe communiste et républicain, a insisté sur « la baisse drastique des dotations de l’Etat. Par comparaison, une baisse de 144.000 euros pour Seclin, c’est autant que toutes les subventions aux associations, et autant que le budget annuel des classes de neige, par exemple. »

Alain Fruchart, pour le groupe écologiste, a remarqué « la gestion exemplaire de Seclin » et affirmé la « nécessité d’être inventif pour gagner en efficacité » face aux dépenses qui augmentent, comme l’énergie, dont le coût a bondi de 15.000 euros en un an. « Il faut entrer dans la transition écologique et appliquer la sobriété énergétique », a-t-il dit en substance.

Didier Serrurier, pour le groupe socialiste, a quant à lui insisté sur « la volonté forte de la majorité de maintenir la qualité ses services, tout en gardant une gestion rigoureuse, primée chaque année au niveau régional. »

François-Xavier Cadart, pour l’opposition, est revenu sur la nature des investissements et les taux d’impôts, notamment la Taxe sur le Foncier Bâti. « Quid des investissements annoncés et qui ne sont pas encore réalisés, alors que les entreprises et les ménages sont étranglés par les impôts fonciers ? », a-t-il interrogé en substance.

Ce à quoi Bernard Debreu a répondu : « sur les 87 villes de la Métropole, Seclin affiche la deuxième plus basse Taxe d’Habitation. On ne peut pas dire que les Seclinois sont écrasés ! Il y a quelques années, nous avons d’ailleurs baissé cette Taxe d’Habitation de 33% à 25%. » Par ailleurs, il a rappelé que les entreprises jouent un grand rôle pour l’avenir de la ville. Quant aux investissements qui tardent à se réaliser : « on fait parfois face à des impondérables. Pour le centre culturel, comme pour la crèche, par exemple, nous avons décidé de prendre le temps d’attirer tous les financements extérieurs possibles », afin que ces équipements coûtent au final moins cher aux Seclinois.