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La police au Conseil Municipal


Le dernier Conseil Municipal de l’année scolaire, vendredi 26 juin, était très consistant. Une nouvelle élue : Chantal Przezdziecki a été invitée à rejoindre la table des conseillers, suite à la démission de Sandrine Frimat. Les grands travaux – restauration de la Collégiale, et construction de la nouvelle crèche - ont été évoqués au travers d’attributions de marchés publics, et une étude de faisabilité pour le déploiement d’énergies renouvelables sur le complexe sportif Paul-Durot a été votée. Mais le débat de la soirée restera sans conteste celui sur la transformation du Service Municipal de Prévention Urbaine en police municipale. Un débat passionnant où toutes les opinions et leurs nuances ont été exposées.

Le SMPU devient police municipale

Le Service Municipal de Prévention Urbaine (SMPU) existe depuis 1998, mais l’évolution de la demande des habitants, l’extension des missions, et les nouveaux cadres réglementaires de la fonction publique imposent une remise en question et le passage des agents dans la filière de la police municipale, comme a pu l’expliquer le maire, Bernard Debreu lors de la présentation de la délibération. « Nous n’avons pas changé de valeurs du jour au lendemain, et sommes toujours pour un lien de proximité et de prévention auprès des Seclinois qui a montré toute son efficacité, surtout avec les agents de grande qualité que nous avons la chance d’avoir à Seclin. Il n’est pas question de dépenser 500.000 euros en embauchant 15 agents. Si on prend un seul exemple, Tourcoing, qui est dotée d’une police municipale importante, a quand même été victime tout récemment de faits très graves qui ont dû mobiliser nombre de CRS et de policiers nationaux. Il faut donc continuer à se battre pour avoir plus de policiers nationaux sur notre territoire, et un commissariat à Seclin, car la police municipale ne résoudra pas les cambriolages, vols de câbles, de voitures… qui sont de la compétence de la police nationale. Une seule raison explique notre proposition de police municipale : la possibilité administrative de conserver nos excellents agents actuellement en poste, et leur permettre de poursuivre les missions qu’ils exercent déjà tout en garantissant leur déroulement de carrière », a insisté le maire, réagissant à un long débat.

Toutes les nuances en débat

Le groupe d’opposition FDS, par la voix d’Antoine Pacini a dénoncé « une récupération des idées de FDS » et jugé le passage à la police municipale trop rapide. Christian Baclet a approuvé la police municipale, mais a réclamé « des moyens et peut-être des armes ? » tout en déplorant le coût qui n’est pas prévu au budget. Eric Drelon, pour l’opposition Les Républicains, a posé les questions suivantes : « pourquoi avoir changé d’avis ? Pourquoi des délais si courts ? Quelles seront les missions des policiers municipaux ? Quelle formation ? Quel matériel ? » Il a estimé qu’il faudrait davantage que 4 agents, et proposé la création d’une commission ad hoc pour préparer le passage à la police municipale.

Françoise Dumez (groupe communiste et républicain) a annoncé « ne pas vouloir participer au vote » pour exprimer son opposition au passage en police municipale, « car la police est une compétence régalienne de l’Etat et il faut plutôt se battre pour avoir un commissariat ».

Stéphanie Leroux (groupe communiste et républicain) a insisté sur le sens de cette délibération : « il s’agit de permettre aux agents seclinois de poursuivre leurs missions qui ont fait leurs preuves, car les nouvelles règles les en empêchent. De même, pour les conserver, il faut qu’ils puissent avoir un déroulement de carrière, et la seule solution est la filière police municipale. Il faut pouvoir poursuivre au quotidien notre politique humaniste d’apaisement des conflits. »

Enfin, Didier Serrurier (groupe Pour Seclin) a opposé symbole et Realpolitik, en expliquant que « la majorité municipale a toujours refusé la police municipale » par principe, et qu’il faut « tenir ces engagements pris auprès des Seclinois. » Il a également demandé une suspension de séance et a proposé « de reporter la question à l’automne prochain ».

Bernard Debreu a quant à lui souligné que « le débat sera toujours le même dans deux mois, et chacun a la possibilité d’assumer ses positions dès aujourd’hui. »

Résultat de ce débat passionnant : 21 pour la police municipale, 11 abstentions et 1 non participation au vote.

Suppression des aides départementales pour les jeunes

Au détour de plusieurs délibérations portant sur des actions jeunesse entre la Ville et la CAF (accueil des enfants handicapés, Conseil des Jeunes, projet Seclin-Méguet…), Eric Corbeaux, adjoint à la Jeunesse, qui soutient tous ces projets, a annoncé deux très mauvaises nouvelles aux élus : « Le nouveau Conseil Départemental a décidé de supprimer ses aides au départ autonome des jeunes, alors que les départs sont dans quelques semaines, et il ne donnera plus rien pour l’aide au permis de conduire ! Il faudra que les élus de la nouvelle majorité (droite) du Département et leurs suppléants assument cette politique qui va faire très mal aux jeunes Seclinois. »

Collégiale, crèche, complexe sportif Durot

Plusieurs appels d’offres importants étaient mis aux voix : « la restauration des parements extérieurs en élévation du chœur et la confortation des piliers au droit de la crypte ». Les travaux vont débuter à l’automne 2015 et dureront 12 mois. Le coût est moins élevé que prévu, mais s’élève quand même à 589.600 euros hors taxes.

Pour la construction de la nouvelle crèche et du Centre Médico-Psychologique de l’Etablissement Public de Santé Mentale sur le terrain de l’ancienne PMI boulevard Hentgès, une procédure de marché public très encadrée appelée « concours » a été organisée. Après mise en concurrence de 37 postulants, 3 candidats ont travaillé sur un projet, et au vu du résultat, le jury composé de personnes d’horizons différents a choisi le cabinet Boyeldieu-Dehaene.

Enfin, dans le cadre de l’engagement de la Ville de Seclin de « réduire les gaz à effet de serre de 30% d’ici 2020 », et compte tenu du fait que « le complexe sportif Durot représente 15% de nos consommations énergétiques », une étude de faisabilité sera menée pour savoir s’il est intéressant d’aménager les bâtiments pour favoriser « le solaire voltaïque, le solaire thermique, et la géothermie. »

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Chantal Przezdziecki a intégré le Conseil Municipal suite à la démission de Sandrine Frimat

Chantal Przezdziecki nouvelle élue

Suite à la démission pour raisons personnelles de Sandrine Frimat (groupe Pour Seclin), Chantal Przezdziecki (groupe Pour Seclin) a intégré le Conseil Municipal le 26 juin.

Dénomination de nouvelles résidences

Les 26 logements en construction rue des Comtesses se nommeront « Résidence Gaston-Criel », du nom du célèbre poète seclinois du début du XXe siècle qui habitait dans cette rue.

Par ailleurs, les 36 logements en construction rue Desrousseaux et situés derrière l’ancien hôtel « Le Phonographe » s’appelleront « Résidence Jean-Ferrat ».

Centre équestre : toutes les requêtes rejetées

La Ville était attaquée par l’ancien gérant du centre équestre et les membres de l’opposition municipale du mandat 2008-2014. Les 4 requêtes ont été rejetées en appel, et les opposants à la Ville ont été condamnés à verser trois fois 1.500 euros.