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De l’ambition pour Seclin… malgré les restrictions


Lors du conseil municipal de vendredi 20 février, les élus ont longuement débattu des ambitions pour Seclin, dans un contexte de restrictions budgétaires sans précédent de la part de l’Etat, et peut-être, demain, de la Métropole Européenne de Lille. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut conserver de l’ambition pour Seclin et pour la qualité de vie des Seclinois, même si les divergences se font jour sur les moyens d’y arriver. En tout cas, bonne nouvelle : la Ville n’augmentera pas ses taux d’impôts ! Par ailleurs, le quotient familial pour les tarifs des services (restaurant scolaire, périscolaire, séjours vacances, accueils de loisirs) a été revu : plus de tranches, pour plus d’équité entre les familles, en restant dans des tarifs accessibles à tous.

Préparer le budget : la quadrature du cercle

Jean-Rémy Vandevoorde, adjoint aux Finances, a dressé un lourd constat, en préambule du débat d’orientation budgétaire 2015. « Le gouvernement se livre à une véritable purge dans ses dotations aux collectivités : - 147.212 euros pour Seclin en 2014, - 510.235 euros en 2015, - 873.258 euros en 2016, et – 1,236 million en 2017 »… sur un total de recettes de 19,772 millions d’euros dans le budget 2014. Sans compter que la MEL (Métropole de Lille) pourrait décider de baisser de 5% ses compensations aux communes au titre de la Taxe Professionnelle ! « D’un autre côté, le montant de la fraude fiscale s’élève de 60 à 80 milliards d’euros par an en France » et « les dividendes aux actionnaires des grands groupes s’élèvent à 56 milliards en 2014 : + 30% par rapport à 2013 ! », s’indigne Jean-Rémy Vandevoorde.

Les travaux en prévision

C’est dans ce contexte particulièrement tendu qu’il faut continuer à essayer d’investir malgré tout, pour l’avenir de Seclin. Exemples : 1 million de travaux de réfection à la Collégiale Saint-Piat, la préparation de la nouvelle crèche cofinancée par la MEL, la création d’une piste d’athlétisme, la mise en accessibilité des bâtiments recevant du public, le réaménagement de l’ancienne Trésorerie… Il faut également prendre en compte les dépenses nouvelles et contraintes : les Nouvelles Activités Périscolaires et la hausse des cotisations sociales pour le personnel.

Pas d’augmentation des taux d’impôts

Pour conclure son propos, et malgré les graves menaces qui pèsent sur les communes, Jean-Rémy Vandevoorde a assuré : « nous faisons le choix de la responsabilité et de l’intérêt des Seclinoises et Seclinois, avec pour objectif de conserver le meilleur service public pour tous, en ayant toujours le souci de ne pas augmenter les impôts locaux ».

Plus de chiffres et plus de projets

Pour l’opposition, Christian Baclet a déploré le « manque d’informations et de chiffrage pluriannuel des dépenses, ainsi que l’absence de nouveaux projets ». François-Xavier Cadart, quant à lui, a estimé que « chaque année, on parle des mêmes investissements, qui deviennent des Arlésiennes » et qu’ « il n’y a aucune ambition pour Seclin », comme au sujet de l’avenir de l’Hôpital Marguerite de Flandre, par exemple, ou sur l’éducation, l’emploi, les transports, ou la sécurité.

Le social préservé

Pour la majorité, Alain Fruchart, adjoint au Développement Durable et à la Transition Energétique (EELV – Les Verts), a plaidé pour « l’inventivité dans nos choix sur l’emploi, le logement, la restauration scolaire, le handicap, la transition énergétique… ». Didier Serrurier, adjoint à la Culture (PS), a demandé une présentation budgétaire plus lisible, avec des graphiques, et a remarqué : « on constate dans ces prévisions budgétaires encore une forte pression de la masse salariale, un bon encourt de la dette, même si elle augmente ». Il s’est finalement réjoui du fait que « la part communale des impôts n’augmentera pas et les tarifs seront réajustés selon le principe utilisateur/payeur, sans toucher au social, à l’éducation et à la culture. » Enfin, pour Eric Corbeaux (PC/Républicains), « l’absence de projets nouveaux s’explique par les restrictions budgétaires : l’Etat va nous enlever l’équivalent de la piscine en terme de budget ! » et le plus important est de « ne pas augmenter les impôts et de conserver notre politique de solidarité. »

« Diriger le bateau dans la tempête »

Toujours sur le thème de l’ambition, le maire, Bernard Debreu a choisi une image maritime pour décrire « la grande incertitude budgétaire qui nous oblige à diriger notre bateau à vue et en pleine tempête. » Ceci dit, le maire refuse de baisser pavillon et d’en rabattre sur ses ambitions pour Seclin : « Sur l’éducation, sur les NAP, sur l’enfance et la jeunesse, nous sommes l’une des communes les plus attractives de la Région, et tout le monde le reconnaît ». Sur les investissements, « nous allons injecter 1 million d’euros pour poursuivre la restauration de la Collégiale, et nous allons rénover l’ancienne Trésorerie en choisissant de réduire au maximum les futures dépenses d’énergie ». Sur le logement, « il manque 50.000 locatifs dans la Métropole, et tous les maires veulent construire ». Enfin, sur l’avenir de Marguerite de Flandre, à la suite d’Eric Drelon (UMP), qui estime que « ce n’est pas aux Seclinois de payer la restauration à hauteur de 2.500 euros d’impôts supplémentaires par foyer », Bernard Debreu défend un projet, certes privé, mais qui « améliorera grandement l’accès du public à ce Monument Historique, où des événements culturels ouverts à tous pourront être organisés régulièrement… ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »

Quotient familial : de 7 à 9 tranches

Selon les ressources des familles, on paie les repas, les Accueils de Loisirs, la garderie périscolaire, les séjours de vacances… selon ses moyens. « On ne touchera pas aux tarifs pour les familles les plus en difficulté, mais on appliquera une légère augmentation pour les plus aisées », a expliqué Bernard Debreu. A titre d’exemple, un repas au restaurant scolaire coûtera 0,38 euro pour les familles dont le quotient est compris entre 0 et 153, et 2,40 euros pour les familles à plus de 1.200 de quotient… ce qui reste très largement abordable en comparaison des tarifs dans les autres communes.